ll ne reste plus que deux
périodes pour départager les meilleurs et éviter à d’autres la présentation d’un résultat par trop mitigé. Certains pourront se dire qu’ils n’ont pas eu de chance, qu’ils ont été mal conseillés
et que leur stratégie était néanmoins bonne. Pourtant dans les affaires, seul le résultat compte, il ne faut pas chercher là une morale ou une justice, cela est comme ça …. Cependant dans
notre simulation comme dans l’économie réelle, la rigueur de gestion, le savoir faire technique, le réalisme et un certain opportunisme sur le marché sont des clés de la réussite
rarement démenties.
La prochaine décision n'apportera pas de nouveaux évènements, si ce n'est la
poursuite des OPA, les marchés et la conjoncture qui continuent à évoluer défavorablement. Les plans économiques mis en place par les gouvernements européens pour défendre l’euro auront
forcément des conséquences sur le pouvoir d’achat des consommateurs.
Vous devez vous référer aux études de marché et aux résultats pour vous
tenir informés.
Par simulgest
En 2010,
l'Italie affichait le 7e plus gros PIB du monde. La même année, elle présentait la 3e plus forte dette en volume de la planète : 2 256 milliards de dollars, soit même pas
200 milliards de moins que l'historique endettement du Japon. Seuls les Etats-Unis jouent dans une autre cour, avec plus de 9 000 milliards à rembourser.
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Les 10 pays de
l'OCDE à la plus forte dette en volume en 2010
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Rang
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Pays
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Dette en milliards de dollars
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En % du PIB
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1
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Etats-Unis
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9 035
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61%
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2
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Japon
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2 441
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45%
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3
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Italie
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2 256
|
109%
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4
|
Royaume-Uni
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2 068
|
86%
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5
|
France
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1 755
|
67%
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6
|
Allemagne
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1 483
|
44%
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7
|
Espagne
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734
|
52%
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8
|
Canada
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584
|
36%
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9
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Belgique
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456
|
97%
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10
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Grèce
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455
|
148%
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Source : OCDE
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Comment
l'Italie en est-elle arrivée là ? Rapidement et sûrement. Dans les années 90, la dette grimpait en moyenne de 1,4%... tous les trimestres, passant alors de 776 milliards d'euros à
1 282 milliards entre le premier trimestre 1990 et le quatrième trimestre 1999. Dans les années 2000, le rythme ralentit : +0,9% par trimestre. Mais les volumes étant tout autres, la
dette explose au final de 600 milliards, grimpant de 1 297 à 1 902 milliards entre le 1er trimestre 2000 au 2e trimestre 2011, soit une hausse de
47%.
La faute à la
crise et aux plans de relance ? L'un comme l'autre n'ont pas arrangé les choses. Certains trimestres ont été ravageurs : +3,1% les trois premiers mois de 2008 ou encore +4,7% un an plus
tard. Mais des hausses comparables étaient déjà observées en 2002, 2005 et 2006. Au final, les années 2008 à 2011 pèsent 250 milliards d'euros d'endettement supplémentaire.
Par Sophie Descotes
A qui profite le système ?
Un interview d’André-Jacques Holbecq par Yves Michel.
« Il faut réduire la dette! ». On crie à la faillite! Tel un père qui demande instamment à ses enfants d’aller ranger leur chambre, notre gouvernement nous dit : « Assez de cette gabegie ! Il est
temps de devenir sérieux, remettez vos prétentions sociales au tiroir, l’heure est au travail et aux économies ».
Ce qu’on ne nous dit pas, c’est qu’il y a une quarantaine d’années, l’État français n’était pas endetté, à l’instar de la plupart des autres nations, d’ailleurs. En moins de quarante ans nous
avons accumulé une dette colossale qui avoisine les 1200 milliards d’euros ! Pourquoi ? S’est-il produit quelque chose qui a fait que l’on ait soudain besoin de recourir à l’emprunt, alors
qu’auparavant on se suffisait à nous-mêmes? Et si tel est le cas, qui en bénéficie vraiment ? Qui émet la monnaie ?
Par Sophie Descotes