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Crise , intervention de la banque centrale, stabilité des taux


Cent vingt-cinq milliards de liquidités injectés dans le circuit monétaire en une semaine. C'est le montant des sommes engagées par la Banque centrale européenne (BCE) pour éviter une paralysie du système bancaire de la zone euro après le placement de L. B. sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites et l'effondrement de l'assureur américain AIG, quasiment nationalisé par la Réserve fédérale américaine (Fed). Des chiffres qui donnent le tournis. Ils reflètent l'ampleur de la menace qui plane sur les institutions financières mondiales.

Mais que se cache-t-il exactement derrière de telles interventions ? Ni la banque de Francfort, ni la Fed, ni la Banque d'Angleterre, qui ont toutes agi comme la BCE face à la crise, n'offrent un chèque en blanc aux établissements de second rang, les institutions financières du secteur privé. Ce serait trop facile. Il s'agit seulement de leur accorder des liquidités à très court terme pour qu'elles puissent continuer à fonctionner normalement et notamment à distribuer des crédits. L'argent injecté n'est pas sorti de la planche à billets et personne n'en verra vraiment la couleur. En principe, il ne doit circuler qu'un minimum de temps.

"Les injections de liquidités" pour rassurer les banques évitent aux banques centrales de baisser les taux d'intérêt qui, par nature, influence un ensemble très large de paramètres économiques, du taux de change à l'inflation, en passant par la croissance économique via l'investissement des entreprises et la consommation. C'est en particulier le paradoxe de la BCE, qui intervient massivement pour fournir de l'argent frais aux banques sans pour autant prendre le risque de renforcer durablement l'inflation en abaissant son taux directeur.

Face à cette crise financière sans précédent, les taux d'intérêt seront maintenus à 10%.

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